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Toute la vérité
sur les TV à Led
LED ! un mot magique dans l'esprit de bien des consommateurs
et un argument choc pour les vendeurs de TV. Même si elle présente des avantages,
la technologie LED n'est pas exempte de défauts... ou au moins de certaines
limites.
Commençons par situer les TV à LED parmi les autres modèles vendus.
On trouve aujourd'hui deux grands ty- pes de téléviseurs : les LCD et les plasmas.
Un point sur le LED
Les LED ne sont pas réellement une catégorie comme le sont les LCD et les plasmas.
Par abus de langage on peut les considérer comme telle, mais elles sont en fait
un cas particulier de LCD. En effet, les TV LCD sont constituées d'une dalle
à cristaux liquides qui composent les points et les couleurs de l'image. Un
éclairage situé derrière la dalle va rendre l'image lumineuse et visible. Dans
le cas d'un LCD classique ,cet éclairage est confié à des tubes néon. Dans le
cas ''dit'' à LED, ce sont des diodes qui remplacent les tubes néon. Pour être
précis, on devrait donc parler de LCD à LED ou de LCD à rétro-éclairage à LED.
Le LED n'est donc rien d'autre qu'un système de rétro-éclairage et pas une technologie
d'affichage comme l'est le LCD.
Il existe en fait 3 types de rétro-éclairage à LED :
Ces
fameuses LED sont parfois blanches et se situent autour de la dalle LCD et donc
dans les bords du cadre. On parle de ''Edge LED'', edge signi- fiant côté en
anglais. Ceci permet de réduire l'épaisseur du téléviseur et de descendre sous
les 3 cm.
Deuxième cas
: les LED sont blanches et situées derrière toute la surface de la dalle LCD.
Ceci permet d'améliorer l'homogénéité de la luminosité, et d'op- timiser le
contraste comme nous le ver- rons plus loin dans cet article.
Enfin,
c'est parfois une association de trois LED (RVB : rouge, verte et bleue) qui
produit la lumière blanche du rétro- éclairage.
Vrais avantages et arguments marketing
Les bénéfices de cette technologie ne sont pas identiques selon le type de LED
que le constructeur choisit :
Les LED RVB permettent d'ajuster directement le niveau de chaque couleur de
base (rouge, vert et bleu) du rétro-éclairage pour obtenir la couleur du blanc
(la température de couleur) souhaitée par le spectateur. On règle donc cette
balance de blanc indépendamment de la dalle LCD. La précision colorimétrique
est ainsi accrue. Un avantage tout théorique puisque les meilleurs éclairages
à néon rivalisent de précision avec les LED.
Ensuite, la disposition des LED sur toute la surface à l'arrière de la dalle
LCD assure une bonne homogénéité de la répartition de la lumière. Les images
unies ne présentent pas de tâches sombres comme on peut parfois le voir avec
les néons ou le Edge LED. Cette fois l'avantage est beaucoup plus en faveur
du LED par rapport aux néons.
Cette disposition uniforme
à l'arrière de la dalle LCD permet de réduire la luminosité sur les parties
sombres de l'image et de booster l'éclairage sur les parties claires.
On obtient alors des images très contrastées avec des noirs très denses. Le
problème c'est qu'une zone n'est dite ''sombre'' que si la moyenne des tons
des points qui la composent est inférieure à un certain niveau.
Une zone très noire avec une petite partie claire peut donc être considérée
comme sombre. Le blanc de cette zone pâtit alors de la baisse de luminosité
et devient fade. En d'autres termes, la juste répartition des tons tels qu'ils
sont encodés sur la source (DVD, Blu-ray, TNT...) n'est plus assurée.
Les puristes du home cinéma n'apprécient généralement pas ce genre de procédé.
Heureusement il est souvent possible de désactiver cette option dans le menu
du téléviseur.
Enfin, cet ersatz de ''contraste dynamique'' que nous évoquions précédemment
permet aux constructeurs de TV à LED d'annoncer des consommations électriques
réduites. C'est assez logique puis- que les LED ne s'allument pas ou peu sur
les images sombres. Elles consomment donc moins. Cependant, l'image affichée
ne peut alors pas être qualifiée de ''parfaite''. Il faut couper ce système
pour re- trouver une image naturelle... et par la même occasion, une consommation
électrique à la hausse et équivalente aux autres LCD.
Il faut donc choisir entre ''faible consommation et image dégradée'' ou ''consommation
normale et image normale''. Dans des conditions de test identiques, les LED
ne sont pas plus économiques que les néons. Finalement, les constructeurs jouent
beaucoup sur l'effet ''LED'' et omettent de mentionner les inconvénients liés
aux points forts qui sont mis en avant. La possibilité de faire des TV plus
fines à la colorimétrie plus précise - dans le cas de LED RVB - est un réel
avantage.
En revanche, les noirs plus profonds, le contraste accru et les éco- nomies
d'énergie sont liés à l'activation du ''contraste dynamique'' ou du ''rétro-éclairage
dynamique'' qui dégradent tout deux la neu- tralité de l'affichage. Reste que
cette dégradation est plus discrète qu'avec les éclairages à néon. Les avantages
les plus intéressants du LED sont donc ceux qui se payent par une perte en termes
de qualité d'affichage. Dommage...
Et après
?
Ce sont aujourd'hui environ un millier de LED qui sont utilisées derrière
les panneaux LCD. En démultipliant ce nombre les cons- tructeurs pourront
atténuer l'effet néfaste du rétro-éclairage dyna- mique et ainsi gagner
sur plusieurs tableaux : noirs profonds, contraste accru, et économie d'énergie
réelle tout en conservant un affichage neutre. Malheureusement les LED coûtent
cher. En dé- multipliant leur nombre, on augmenterait par la même occasion
le coût déjà bien élevé des TV à LED.
Pour aller encore plus loin et pour pousser à l'extrême ce raisonnement,
on pourrait mettre une LED RVB pour illuminer chaque point de l'écran. On
n'aurait alors plus besoin de dalle LCDet on viendrait de ré-inventer l'OLED
(voir ci contre). |
Ne pas confondre
Led et OLED
L'OLED représente en quelque sorte l'aboutisse- ment de la TV à LED
: la dalle qui compose les points et les couleurs de l'image et la
source de lumière sont assemblées en une seule et unique matrice de
LED. Il est alors possible de jouer indépendamment sur le niveau de
rouge, de vert et de bleu de chaque point de l'image. Malheureu- sement
l'OLED n'est pas encore commercialisé dans des diagonales supérieures
à 11 pouces (28 cm), et aucun constructeur n'annonce de modèle dans
un futur plus ou moins proche. |
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| Vincent Lheur «
lesnumeriques.com » |
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